En 1824
il obtient son baccalauréat en sciences physiques. Il
écrit sa première uvre pour grand orchestre,
la cantate Le cheval arabe (perdu). Six romances, qui sont publiées.
En 1823 il compose un opéra sur Estelle et Némorin
de Florian, d'après des écrit qui avaient enchanté
son enfance, et un oratorio latin ( Le passage de la mer Rouge),
qu'il prétend dans ses Mémoire avoir brûlé.
En 1824, il compose la Messe solennelle pour l'église
Saint-Roch, dont la création, le 27 décembre sous
la direction de Valentino est un échec, mais en juillet
de 1825, la même représentation détermine
Berlioz, selon la formule de Le Sueur, à être non
pas « un docteur de pharmacie, mais un grand compositeur
». Il prétend avoir détruit cette messe
mais elle a été retrouvée en 1992.
Il abandonne
ses études de médecine, et entre en conflit avec
ses parents qui lui coupent partiellement les subsides. Il survit
grâce à l'amitié de ses amis, de quelques
élèves. Il est quelques temps chanteur dans le
chur du Théâtre des nouveautés, et
écrit des articles occasionnels pour les journaux, ce
qui sera par la suite la source essentielle de ses revenus.
Son ami le plus proche à cette époque, étudiant
en droit, Humbert Ferrand, lui donne le texte de la Révolution
grecque en 1825, et le livret de l'opéra Les francs juges
en 1826. La même année il entre au Conservatoire
dans la classe de composition de Lesueur et dans celle de contrepoint
et de fugue de Reicha. 1826 marque aussi le début de
l'aventure du Prix de Rome, qui revient cette année là
à Claude Paris.
En 1827,
c'est Jean-Baptiste Guiraud qui remporte le Prix, tandis que
l'uvre présentée par Berlioz, la cantate
La Mort d'Orphée, est déclarée injouable
(elle sera donnée l'année suivante). Cette année
1827 est importante pour Berlioz : la représentation
d' Hamlet au théâtre de l'Odéon à
Paris l'inspire profondément. Il y découvre à
la fois Shakespeare et l'actrice Harriet Smithson, qui lui donnent
d'une part maintes idées d'arguments et d'autre part
un modèle d'héroïne et un objet de grand
amour. Il découvre également Goethe, grâce
à la traduction de Faust par Gérard de Nerval
et compose les Huit scènes de Faust (ébauche de
la Damnation). En 1828, alors qu'il découvre les symphonies
de Beethoven, il obtient le premier des deux seconds Prix de
Rome pour Herminie (mélodie reprise dans la Symphonie
Fantastique) derrière Guillaume Ross-Despréaux.
Il donne à paris son premier concert de musique purement
orchestrale.
En 1829,
il n'obtient aucun Prix avec la cantate la Mort de cléopatre
(année sans premiers prix). A la cinquième tentative
de 1830 il obtient le premier Prix, avec la cantate La mort
de Sardanapale dont on ne conserve que quelques fragments. Dans
ses mémoires Berlioz fait une sévère critique
sur la procédure d'attribution du prix de Rome (5 musiciens
sur un jury de 40 personnes).
Au début
de l'année 1830, il compose la Symphonie fantastique.
En 1833 il épouse Harriet Smithson (ils se séparent
en 1844, elle meurt en 1854 et Berlioz se remarie alors avec
la cancatrice Marie Recio, sa compagne depuis 12 ans) En 1841,
il commence une série d'articles pour la Revue et gazette
musicale qui feront la matière de son Grand traité
d'instrumentation publié en 1843.
Il entreprend
de nombreux voyage à l'étranger où sa musique
est mieux accueillie qu'à Paris (Belgique, Allemagne,
Autriche, Angleterre,) Le 6 décembre 1846, La damnation
de Faust est créée à l'Opéra-Comique
de Paris. Dans les années 1850, grâce à
sa positon à la cour de Weimar, Liszt popularise la musique
de Berlioz en Allemagne, particulièrement en organisant
un "semaine Berlioz" en 1852 au cour de laquelle on
produit Benvenuto Cellini (modifié en fonction du public
allemand), Roméo et Juliette, et deux parties de La damnation
de Faust (qui sera dédicacée à Liszt, et
se dernier dédicacera en 1854 sa Symphonie Faust à
Berlioz) Des relations avec liszt qui le pousse à poursuivre
dans le grand opéra, naît Les Troyens en 1858.
En 1865,
1200 exemplaires de ses Mémoires révisées
sont stockés au Conservatoire ou distribués à
quelques amis intimes. Elles sont destinées à
rendu publiques après sa mort.
Après avoir été officier dans la marine
de Guerre, son fils, Louis, capitaine au long cours meurt de
la fièvre jaune à La Havane en 1867. Berlioz est
enterré au Cimetière Montmartre à Paris.
Source :
www.musicologie.org/.../logie.org/Biographies/berlioz.html