L'intérieur
du pays est consacré essentiellement aux cultures fourragères
et à l'élevage bovin, au nord, et ovin dans les
vallées centrales. À la périphérie,
les activités culturales s'associent à l'élevage
(mixed farming) ou se spécialisent dans les cultures
fruitières et maraîchères, au sud. Les Black
Mountains recèlent du charbon de qualité variée
(anthracite, charbon bitumineux, charbon de soute). Cardiff,
la capitale, et les ports gallois doivent leur développement
à l'exportation de ce charbon vers d'autres régions
du pays. Exploité à partir des vallées
étroites de l'Ebbw, de la Taff et de la Tawe, ce bassin
houiller, longtemps le premier de Grande-Bretagne, a été
sauvé par la réorganisation des houillères,
après la crise des années 1930. Aujourd'hui, la
production se maintient à un niveau modeste: 20 millions
de tonnes. Pour éviter le chômage, une unité
sidérurgique moderne a été implantée
à Ebbw Vale. Mais le fait caractéristique est
la migration des industries vers le littoral: les ports exportateurs
de charbon sont devenus importateurs de minerai de fer destiné
à une métallurgie en plein essor – ainsi
Port Talbot-Margam et Newport. L'implantation d'industries légères
dans les zones frappées par la fermeture des puits de
mines a permis de fixer une partie de la population de l'intérieur.
Cette diversification a été facilitée par
le repli des industries vers le pays de Galles, pendant la Seconde
Guerre mondiale.
L'industrie
de l'aluminium et du raffinage, avec la grande raffinerie de
Milford Haven, se développe aussi dans la région
côtière. Les agglomérations de Newport,
Swansea, Cardiff connaissent une rapide expansion. La renaissance
du Pays noir s'est conjuguée avec la migration de l'industrie
vers le littoral. À force de glisser vers l'estuaire,
les activités galloises vont rejoindre celles de Bristol
sur la rive droite de la Severn. Un grand pont, enjambant la
Severn maritime, marque l'unité économique de
l'estuaire, faisant fi du particularisme celte gallois, pourtant
plus actif que jamais.