Cet
État d'Europe centrale, d'une superficie de 78.864 km2,
est constitué de deux régions: la Bohême,
qui correspond à la partie occidentale de la république
(200 h./km²), et la Moravie, qui correspond à
la partie orientale (154 h./km²). Le pays, séparé
de la Slovaquie en 1993, est limité au nord-ouest
et à l'ouest par l'Allemagne, au nord-est et à
l'est par la Pologne, au sud par l'Autriche et au sud-est par
la Slovaquie.
La Bohême est communément appelée le «toit
de l'Europe». Il s'agit d'un massif hercynien, quadrilatère
de hautes terres granitiques, injecté de filons métallifères
et encadré de hauteurs boisées atteignant de 1.000
à 1.500 m.
Population
La
population de la République tchèque, estimée
à 10,3 millions d'habitants, est composée
de Tchèques (81,4 %), mais aussi de Moraves (13,4 %)
et de Slovaques (3,2 %). La distinction entre urbains et
ruraux a pratiquement disparu des statistiques: la population
se répartit dans 6.000 communes dont 80 % comptent
moins de 2.000 habitants. Cette caractéristique
tient à la densité moyenne élevée
de population (130,6 h./km²) et à l'ancienneté
du semis d'habitat. Immédiatement après la nouvelle
loi sur les communes de 1991, près de 400 nouvelles
communes sont apparues. Enfin, les 13 principales agglomérations
ne concentrent que 35 % de la population totale :
parmi elles, Prague, la capitale, compte 1,2 million d'habitants.
39,1 % des habitants de la République tchèque
se déclarent catholiques et 4,4 % protestants: l'appartenance
religieuse a beaucoup moins perduré qu'en Slovaquie.
La déchristianisation partage la République tchèque
selon une ligne ouest-est Plze-Opava: un Nord athée qui,
dès la fin du XIXe siècle, connaît
une baisse de la fécondité, et un Sud religieux.
À partir de l'instauration du régime communiste,
la Bohême a bénéficié pendant un
temps d'échanges migratoires positifs avec la Slovaquie.
Néanmoins, depuis les années 1950, on a constaté
une baisse marquée des échanges de populations
entre les deux Républiques.
Moyenne
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